Il est surprenant de constater comment, dans une maison mitoyenne moderne au panorama extérieur limité, l’équipe de Caillou parvient à créer une oasis de sérénité et de confort. Le service, parfaitement huilé, contribue à cette expérience. Les chefs ne se cachent pas en cuisine, ils finalisent les assiettes en salle, voire viennent eux-mêmes les présenter à table, ce qui confère à l’aventure une signature toute particulière. Le saumon norvégien mariné s’avance avec un flan et des textures d’asperge blanche, jalapeño, gelée de fruit de la passion, crème de jaune d’œuf et ceviche. Le soufflé au comté Marcel Petite, aérien et intense, est terminé devant le convive par une pluie de comté râpé et de caviar. Le veau Berugi, accompagné d’asperges vertes, de ris de veau, de chou-fleur, de morilles et d’une sauce aux morilles, s’impose comme un plat convaincant. Et le festival de douceurs qui accompagne le café achève de convaincre que la hausse de cote est méritée.